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| | La spirale infernale -Complète | |
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scrattounette directeur du FBI

 Nombre de messages: 567 Age: 22 Localisation: sûrement pas très loin, quelque part par là... Date d'inscription: 29/05/2006
 | Sujet: La spirale infernale -Complète Ven 2 Juin - 9:29 | |
| Chapitre 1 : Le retour.
L’immeuble regroupant tous les services du FBI en plein cœur de New York se dressait devant lui de l’autre coté de la rue. Martin l’observa quelques minutes, en se rappelant sa dernière enquête qui l’avait emmené à l’hôpital. Après des mois d’absence dus à ses blessures et à sa rééducation, le jour était venu pour lui de retourner travailler. Il décida finalement de mettre tous ces mauvais souvenirs de coté, et de commencer à tourner la page. Et cela débutait par un retour au bureau. Il prit une profonde inspiration juste avant que les portes de l’ascenseur ne s’ouvrent. Il ne savait même pas à quoi ressemblait son nouveau bureau. Il n’était jamais revenu depuis que quelques bureaucrates haut placés avaient décidé de fermer le service des personnes disparues après l’embuscade dans laquelle il avait été blessé. Il appréhendait tous les regards qui allaient immanquablement se tourner vers lui lorsqu’il allait apparaître et traverser cet étage qu’il ne connaissait pas. Il n’avait pas besoin de ça. Il voulait juste retourner travailler. C’était déjà assez difficile de devoir aller dans un autre service dés son retour. Il s’était bien habitué à cette équipe qui était devenue sa deuxième famille, et maintenant il fallait la quitter. Les deux portes en fer s’ouvrirent lentement devant lui et Martin se força presque à sortir de l’ascenseur et à marcher droit devant lui, appuyé sur sa canne jusqu’au bureau de son nouveau patron ignorant les yeux curieux autour de lui qui le regardaient passés. Les premières heures ici seraient vraisemblablement les plus pénibles, il le savait. Jack traversa rapidement l’étage, un peu essoufflé, à la recherche de Martin qu’il trouva assis à son nouveau bureau non loin du sien, en train de lire des dossiers. « Martin ? » Celui-ci releva le nez de ses papiers un peu étonné et reconnut son ancien patron qui s’avançait vers lui, un peu haletant « Jack ? -On travaille dans le même service. -Je sais, le patron me l’a dit tout à l’heure. -Je voulais être là pour ton arrivée mais j’ai été obligé de m’absenter… Comment vas-tu ? -Ca va. Je ne cours pas encore le marathon, mais ça va. -Bien. -Et les autres ? -Vivian travaille au service anti-drogue, Sam a repris son ancien poste. Et Danny est parti aux infiltrations. Nous ne le voyons plus beaucoup. D’ailleurs, les filles ne sont pas au courant, il m’avait demandé de ne rien leur dire pour qu’elles ne s’inquiètent pas… Ecoute, continua t-il en regardant sa montre, je t’emmène déjeuner dehors, d’accord ? Le jeune homme accepta volontiers, ravi à l’idée de quitter ce bureau quelques instants. Ils furent tous deux soulagés de sentir un peu d’air frai en mettant les pieds à l’extérieur Jack remarqua tout de suite que son collègue éprouvait encore quelques difficultés à se déplacer en s’appuyant sur sa canne, cependant, lui en parler l’aurait mis mal à l’aise. Il était sans doute préférable d’attendre avant de discuter de tout ça. Tous les membres de son ancienne équipe étaient encore choqués, même si certains refusaient de l’admettre. Les deux hommes s’achetèrent un hot dog et profitèrent des derniers des derniers beaux jours avant l’arrivée de l’hiver pour manger sur un banc dans un parc à proximité. « Alors, comment se passe ton premier jour de retour ? -Bien pour l’instant, je n’ai pas encore eu droit aux sarcasmes que m’envoyait Danny lorsque j’ai intégré votre équipe… -Je m’en souviens, c’est vrai qu’il n’était pas tendre ! , se rappela Jack. -Au fait, comment va t-il ? -Il a eu du mal à encaisser, je crois, mais ça a l’air d’aller. Enfin, je suppose, tu sais comment il est. Et puis avec son nouveau boulot, on ne le voit pas souvent. Mais pourquoi tu me demandes ça ? Il ne t’a pas donné de nouvelles ? -Il est sûrement très occupé ! Quelle idée d’aller aux infiltrations ! ? -C’est un service qu’il connaît déjà. Il y travaillait avant de venir dans mon service. » Chapitre 2 :Danny qui s’apprêtait à faire son rapport à son patron allait entrer dans l’immeuble, aperçut à quelques mètres de lui deux de ses anciens collègues. Il regarda Martin s‘éloigner aux cotés de Jack prenant appuie sur une canne. Il se sentait effroyablement coupable. Il ne se montra pas à ses collègues, et ceux-ci ne le virent pas. Il n’était même pas allé à l’hôpital pour le voir, ou plutôt si, il y était allé, mais il n’avait pas pu entrer dans la chambre de son ami et avait fait demi-tourr dans le couloir. Il détourna le regard en soufflant. Il devait rester concentré sur son travail. L’affaire sur laquelle il était devenait de plus en plus compliquée. Il ne devait pas perdre de vue son but et ne commettre aucune erreur. Si le gang dans lequel il était infiltré depuis deux mois s’apercevait qu’il était un flic, il ne donnait pas cher de sa vie. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il côtoyait ces gars et il commençait à les connaître. Ils n’étaient pas très futés mais ils étaient violents, surtout leur patron, Javier. C’était un homme très influent dans le milieu et Danny avait réussit à le rencontrer grâce à ce qui devait passer pour du hasard. Mais l’homme de main de Javier, un certain Rodriguez semblait très méfiant, et le jeune agent avait eu beaucoup de mal à se faire accepter de lui. Danny frappa nerveusement à la porte du bureau de son patron. « Entrez ! … Tiens, Taylor ! Je commençais à m’inquiéter : une semaine sans donner de nouvelles. A quoi vous pensez ? -Rodriguez avait quelques soupçons à mon sujet. Je pense qu’il me surveillait. J’ai préféré rester tranquille. -Vous avez du nouveau ? -On m’a demandé d’accompagner Rodriguez et Carlos pour rencontrer quelqu’un d’important pour eux. -Où ça ? -A Miami. -Miami ? Vous plaisantez? Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. -Si je n’y vais pas, ils vont se douter de quelque chose et ils ne me feront plus confiance. Il ne s’agit que de rencontrer un acheteur potentiel ! Ce n’est ni une vente ni un échange. -D’accord, mais faites attention ! » Danny posa un dossier contenant toutes les dernières preuves qu’il avait pût accumuler sur le bureau de son patron et sortit. Vivian venait chercher un dossier sur un trafiquant de drogue sur lequel l’agent Follen semblait avoir des informations. Elle s’approchait de son bureau d’un pas décidé lorsqu’elle s’arrêta net en voyant à sa grande surprise Danny en sortir. « Danny ? -Hé ! Viv ! Qu’est-ce que tu fais ici ? -Je venais voir l’agent Follen pour une enquête… Comment se passe ton boulot ? -Bien, bien. C’est fatigant, mais ça va. Et toi ? Le service anti-drogue ! -Ce n’est pas merveilleux mais on se sent parfois utile. C’est déjà ça ! -Ca m’a fait plaisir de te revoir, mais je dois y aller, on m’attend. -D’accord. » Vivian regarda le jeune homme disparaître dans le couloir. Il avait étrangement l’air sur ses gardes, méfiant de tout, peut être parce qu’il devait travailler avec de nouveaux collègues. Danny avait mis beaucoup de temps à lui accorder sa confiance quand ils s’étaient rencontrés. Elle ne savait pas quel était exactement son nouveau travail, Jack ne le lui avait pas dit, mais elle pensait qu’il avait dû retrouver son ancien poste comme Sam. Elle frappa à la porte du bureau de Follen qui vînt lui ouvrir. Elle lui expliqua qu’elle et son équipe tentaient de coincer un dealer de drogue du nom de Ruiz. « En effet, je l’ai déjà croisé il y a quelques temps. C’est un petit dealer sans grande importance. Il est indépendant des grands cartels de drogue et il a du mal à s’imposer, c’est pour ça que personne ne s’est vraiment beaucoup intéressé à lui. Vous n’aurez pas beaucoup de mal à l’attraper, je pense. -Vous êtes sûr qu’il n’est attaché à personne ? - Certain. Il a commencé seul, c’est ce qui fait son originalité, il n’aurait rien à gagner en s’associant ou en se mettant pour le compte de quelqu’un. » _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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|  | | danny327 mariée à Danny

 Nombre de messages: 1792 Age: 22 Localisation: En train d'embrasser Danny..... Date d'inscription: 28/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale Ven 2 Juin - 10:29 | |
| C'est chouette que tu ai mis ta fic sur le forum car je l'adore mais tu m'a fait trés peur !!!! Mon pauvre petit Danny !!!! Mais je me réjoui de lire la suite !!! |
|  | | scrattounette directeur du FBI

 Nombre de messages: 567 Age: 22 Localisation: sûrement pas très loin, quelque part par là... Date d'inscription: 29/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Ven 2 Juin - 11:07 | |
| Chapitre 3 : Trois semaines plus tard.La soirée débutait à peine et Jack et Martin attendaient Sam et Vivian dans un petit bar discret proche de l’immeuble du FBI. Comme la semaine précédente, il s’agissait de prendre des nouvelles des uns et des autres, mais aussi, de passer un bon moment entre amis. Cette situation leur avait au moins permit de se rendre compte qu’ils n’étaient pas de simples collègues de bureau. Les deux femmes arrivèrent en même temps et les rejoignirent heureuses de retrouver des amis après une longue journée. L’équipe se retrouvait presque au complet. Il ne manquait que Danny, mais personne n’avait réussi à le prévenir de leurs rendez vous hebdomadaires. Jack avait décidé de leur annoncer les démarches qu’il entreprenait depuis quelques temps. « Comme vous vous en doutez, je vais essayer de faire rouvrir le service des personnes disparues. Enfin, je vais essayer, il serait plus exact de dire que je vais y arriver ! Mais j’ignore combien de temps cela va me prendre. Evidemment quand ce sera fait, je compte y diriger la même équipe. -Et bien, lui répondit Vivian le sourire aux lèvres, je me demandais combien de temps encore tu mettrais à nous annoncer ça ! -J’ai raté l’effet de surprise. Comme je vous l’ai dit, je ne sais pas du tout combien de temps cela me prendre. Certains me mettent des bâtons dans les roues. » Les quatre amis blaguèrent entre eux pendant une bonne partie de la soirée, puis s’apercevant de l’heure tardive, ils résolurent à se quitter et à rentrer chez eux. Sam prit un taxi dés la sortie du bar mais les autres retournèrent dans le parking de l’immeuble du FBI pour reprendre leur voiture. Alors qu’ils se décidaient enfin tous les trois à partir chacun de leur coté, une voiture sombre entra lentement dans le parking et s’arrêta à environs vingt mètres d’eux. Ils n’y prêtèrent pas attention, car il y avait toujours des agents pour travailler la nuit. Cela leur arrivait à eux aussi parfois. Vivian était en train de dire à Martin qu’il avait l’air d’avoir vraiment bien récupéré de sa blessure lorsque le regard de celui-ci dévia jusqu’à l’individu apparaissant de la voiture qui venait de faire son entrée. Il le reconnut immédiatement et voulu s’approcher de lui, ayant remarqué que l’homme l’avait lui aussi identifié. Il commença à s’avancer vers lui sous les regards étonnés de Vivian et Jack qui n’avaient pas encore réalisé ce qu’il se passait. Mais alors que Martin n’avait fait que quelques pas, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et un homme en surgit. « Taylor ! » Danny fit face à l’homme qui l’appelait et aperçut Follen, tandis que Vivian et Jack se retournaient, distinguant ainsi Danny, l’air embarrassé, face à un autre agent qu’ils connaissaient bien, et qu’ils n’appréciaient guère. « Il faut que vous voyez ça !, reprit Follen, puis voyant les autres agents un peu plus loin, rejoignez moi dans mon bureau dans dix minutes au plus tard. C’est urgent ! » Il jeta un dernier coup d’œil à Jack et Vivian, et fit demi tour. Danny ferma les yeux quelques instants en se massant la nuque, et lorsqu’il les rouvrit, Jack se tenait déjà devant lui, alors que Martin et Vivian les rejoignaient. « Salut, lâcha-t-il en essayant de paraître le plus calme possible. -Salut, ça va ? Tu as l’air exténué ! -Ca va. C’est juste que j’aie beaucoup voyagé ces derniers temps. -Et le boulot ? Follen n’est pas trop exigent ? -Tu le connais ? -Nous avons eu quelques divergences d’opinions il y a quelques années sur nos méthodes de travail. » En écoutant Jack, Vivian esquissa un léger sourire. Son collègue minimisait les choses. Follen était vraiment l’opposé de Jack dans le boulot comme dans la vie. Danny se faisait les mêmes réflexions. « Je suis vraiment soulagé de vous voir tous en aussi bonne forme, reprit le jeune homme surtout à l’adresse de Martin et Vivian… Martin, je voulais m’excuser de ne pas être venu te voir à l’hôpital… -Ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas pour ça. Je t’assure qu’il n’y a pas de mal. » Danny acquiesça nerveusement. Il s’en voulait quand même. « Je dois vous laisser… Follen m’attend. Il faut vraiment que j’y aille maintenant. -D’accord… Fait attention à toi. -Vous aussi. » Danny s’éloigna à grandes enjambées vers la cage d’ascenseur. Il devait rester concentré, il le savait. Follen avait eu l’air inquiet quelques minutes plus tôt. Qu’avait-il de si important à lui montrer d’urgence ? S’était-il passé quelque chose en son absence ? Danny venait de séjourner pendant une semaine et demie à Miami, passant tout son temps avec deux membres influents du gang. Il avait très bien pu arriver quelque chose sans qu’il en soit encore averti. Mais si c’était vraiment le cas, c’était plutôt inquiétant. « Entrez ! » La voix de Follen était nerveuse et haussée. Danny pénétra à l’intérieur où son patron faisait les cent pas. Il semblait agité et inquiet. « Vous voilà enfin ! Je voulais vous montrer quelque chose. Un cadavre a été retrouvé par hasard il y a deux jours dans l’Hudson. Est-ce qu’il vous rappelle quelqu’un ? » Follen saisit une photo du cadavre en question sur son bureau et la tendit à Danny qui n’hésita pas longtemps. « C’est Lorenzo. Il travaillait pour Carlos. -Il a été tué d’une balle dans le dos. Vous ne savez pas ce qu’il s’est passé ? -Non, j’ignorais qu’il avait été tué. Je viens juste de revenir de Miami, je ne suis au courant de rien. -Essayez d’en savoir plus, et méfiez-vous. S’ils commencent à s’entre-tuer, ils feront bientôt une erreur. » Le jeune hocha de la tête silencieusement et reposa la photo. Sans faire attention à son patron qui ne se calmait pas, il s’installa sur le siège le plus près de lui. « Que s’est-il passé à Miami ? -Nous avons rencontré des trafiquants de drogue qui semblent être influents là-bas. Javier veut s’associer avec eux. Si ça fonctionne, ce sera une très bonne opération pour lui. Mais il préfère prendre tout son temps pour n’éveiller aucun soupçon. -Quand est-ce que cette « association » va se concrétiser à votre avis ? -Je n’en sais rien, mais ça risque de prendre plusieurs mois. » Chapitre 4 :Jack était ralenti dans ses démarches mais il n’abandonnait pas, et il commençait à réaliser qu’il s’approchait de son but. Ce n’était plus qu’une question de temps avant de rouvrir son service. Sa femme et ses filles étant parties depuis longtemps à Chicago, il se retrouvait tous les soirs seul chez lui, et pour ne pas trop repenser à cette situation tellement pitoyable à ses yeux, il consacrait tout son temps à son travail et à la réintégration de son unité. En attendant, Vivian enquêtait toujours sur ce trafiquant de drogue dont Follen lui avait un peu parlé. Mais plus l’enquête progressait, plus elle et son équipe comprenaient qu’ils étaient tombés sur un véritable gang qu’ils n’avaient pas suspecté au début. Cependant, elle soupçonnait aussi Follen de ne pas lui avoir tout dit lors de leur entrevue ; elle le connaissait, et avec lui il ne servait à rien de s’énerver. Il lui avait affirmé sans émettre de doutes que Ruiz agissait seul. Mais aujourd’hui les choses semblaient montrer le contraire. Follen lui avait-il réellement menti ou Ruiz avait-il décidé pour une raison obscure de ne plus travailler seul ? Pensive, elle regardait le paysage défiler à coté d’elle, assise coté passager-avant de la voiture qui l’emmenait, elle et son collègue voir un certain Carlos Santos qui paraissait visiblement très impliqué dans ce trafique de drogue, même si elle n’avait pas encore de preuve. Ils garèrent la voiture devant un petit pavillon de banlieue qui était tout à fait normal en apparence et frappèrent à la porte. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque Vivian reconnut l’homme qui lui ouvrit la porte comme étant Danny ! Tous deux restèrent un moment interdits mais Danny retrouva rapidement ses esprits. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? demanda-t-il le plus froidement possible. -Je suis l’agent spécial Harket, et voici l’agent spécial Johnson du FBI, nous voudrions parler à Carlos Santos. -Entrez ! … Attendez là ! » Vivian s’était maintenant ressaisie, comprenant le manège de son collègue. Ainsi, elle avait découvert le nouveau travail de Danny. Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Un autre homme s’approcha d’eux, le sourire aux lèvres. « Il paraît que le FBI me cherche. Que puis-je faire pour vous ? -Nous voudrions vous poser quelques questions. » Deux hommes parmi lesquels Danny s’étaient postés derrière Carlos, observant les deux agents. Vivian fit de son mieux pour ne pas le regarder et rester concentrée, espérant que Carlos ne remarquerait rien. De même Danny ne la regardait pas et garda un visage froid sans expression. Les deux agents interrogèrent Carlos pendant quelques minutes mais ils ne purent rien en tirer, et lorsqu’ils s’en allèrent le jeune agent infiltré ne leva pas une seule fois les yeux dans leur direction. Vivian resta silencieuse durant le trajet de retour au FBI jusqu’à ce que son collègue, intrigué ne finissent par l’interroger. « Qu’est-ce qu’il se passe ? -Rien, je réfléchissais. -Tu es sûr ? -Oui, oui, tout va bien. » Elle ne pouvait pas prendre le risque de divulguer la véritable identité de Danny, du moins jusqu’à ce qu’elle ait mis les choses au claire avec Follen. En admettant que Follen ne soit pas au courant de la relation de Ruiz avec le cartel de drogue, c’était une grave faute qui aurait pût coûter la vie à Danny. Il ne s’était probablement pas assez ou mal renseigné. Lorsqu’ils arrivèrent à leur bureau, les deux agents firent leur rapport à leur supérieur, puis Vivian s’absenta. Elle se rendit directement dans le bureau de Follen qui parût surpris de la voir. Elle devait éclaircir cette histoire et tenta tant bien que mal de se contenir. « Agent Johnson ? Qu’est ce que je peux faire pour vous ? -Vous vous rappelez la petite visite que je vous ai rendu il y a un mois ? -Oui, c’était au sujet d’un petit dealer, je crois. -Ruiz ! Vous saviez que nous ferions le rapprochement à un moment ou à un autre avec Santos ! -Santos ? J’ignorais que Ruiz travaillait avec lui. -Vraiment ? Vous auriez dû mieux vous renseigner avant d’envoyer un de vos agents sous couverture. C’est le genre de surprise qui peut jouer en sa défaveur. -Qu’est-ce que vous voulez dire ? Vous avez vu Taylor ? -Oui, je l’ai vu. Nous sommes allés interroger Carlos Santos chez lui tout à l’heure. -Que s’est-il passé ? -Rien, nous avons joué le jeux, et je pense que Carlos ne s’est aperçut de rien. -Vous pensez ? Il faut que je sois sûr ! -Je suis désolée, je ne le lui ai pas demandé. Vous devriez prendre contact avec Danny pour savoir s’il va bien. -Ca n’est pas aussi simple. Je ne peux pas le contacter n’importe quand. -Quoi ? Vous voulez dire que Danny est… -Il est tout seul pour l’instant. Je suis désolé, je ne peux rien faire. » Vivian préféra sortir du bureau pour ne pas exploser. Elle prit l’ascenseur pour retourner dans son bureau annoncer à son patron ce qu’elle venait d’apprendre. Elle croisa rapidement Sam dans un couloir qui remarqua tout de suite que quelque chose n’allait pas, mais Vivian passa son chemin, ne lui laissant pas le temps de parler. Elle était furieuse. Elle en voulait à Follen. Il pouvait être un bon agent sur le terrain, mais il était mauvais pour commander des hommes, et il venait une fois de plus de le prouver. Mais elle en voulait aussi à Danny, parce qu’il ne lui avait rien dit, parce qu’il avait choisi de travailler dans un des services les plus dangereux qu’il soit, parce qu’il avait décidé de fuir. « Vivian ? » Son patron l’interpellait en allant à se rencontre. « Qu’est-ce qu’il se passe ? -Je viens de recevoir un coup de file de l’agent Follen ! Pourquoi vous ne m’avez rien dit ? -J’allais le faire, je voulais d’abord être sûr. -De toute façon, il nous attend dans son bureau. Vous m’accompagnez ! -Encore, mais j’en viens ? -Et bien vous y retournez ! » Follen laissa entrer Vivian et son patron, l’agent Davids dans son bureau. « Depuis combien de temps enquêtez-vous sur Carlos Santos ? Demanda Davids. -Cela fait plus de trois mois maintenant. Mais notre enquête n’est pas centrée sur Carlos, nous visons plus haut. -Comment ça ? » Mais Follen n’eut pas le temps de reprendre et fut interrompu par quelqu’un qui frappait à sa porte. Il l’ouvrit et Danny apparut. « Vous tombez bien Taylor ! Entrez ! » Le jeune homme pénétra dans la pièce essayant de ne pas s’énerver et s’aperçut de la présence de Vivian et d’un autre agent. _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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|  | | larissa informaticien(ne)

 Nombre de messages: 177 Age: 21 Localisation: FBI, service des personnes disparues Date d'inscription: 29/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Ven 2 Juin - 13:13 | |
| ah la mameuse spirale j'aime beaucoup cette histoire!! _________________ The truth never vanishes.
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|  | | scrattounette directeur du FBI

 Nombre de messages: 567 Age: 22 Localisation: sûrement pas très loin, quelque part par là... Date d'inscription: 29/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Ven 2 Juin - 19:27 | |
| Chapitre 5 : Des interrogations et des reproches.
« Je vous présente l’agent spécial Davids qui est à la tête du service anti-drogue et vous connaissez déjà l’agent Johnson. Ils sont venus me parler de votre rencontre imprévue tout à l’heure. Est-ce que Carlos Santos s’est aperçu de quelque chose ? -Non, par chance, ça s’est bien passé. -Il va falloir que vous arrêtiez votre enquête, repris Follen à l’adresse de Davids. -Pas tout de suite, l’interrompit Danny. Il serait plus judicieux de continuer quelques temps. -Il a raison, renchérie Vivian, si nous arrêtons brusquement, ils vont se douter de quelque chose et ça pourrait être dangereux. -Très bien » Vivian et son patron quittèrent le bureau, laissant seuls Danny et Follen. « Vous êtes sûr que Carlos ne se doute de rien ? -Dans le cas contraire, je serais certainement déjà mort ! Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Je croyais que vous étiez censé surveiller un minimum mes arrières ! -C’était un malentendu ! Johnson et son équipe devait enquêter sur un petit dealer et elle est tombée sur Carlos. - Je croyais que vous surveilliez justement tous ceux qui sont liés de près ou de loin au gang… Ce genre de chose peut tout foutre par terre. -Ca n’arrivera plus. » Vivian était encore furieuse contre Follen et aussi contre Danny. Elle passa le reste de la journée à tenter de se calmer, le nez dans des dossiers, après avoir expliqué à son collègue qu’ils étaient obligés d’abandonner leur affaire. En fin de journée, elle n’avait pas bougé de son bureau, perdue dans ses pensées. Un homme se présenta devant elle. « Danny ? Qu’est-ce que tu fais ici ? -Je… je voulais te dire que j’étais désolé que tu l’apprennes de cette manière. -Moi aussi, j’aurais préféré que ce soit toi qui m’en parle ! Pourquoi tu ne m’as rien dit ? -Excuse moi, je ne voulais pas t’inquiéter. -Est-ce que les autres sont au courant ? -Jack le sait, mais je ne sais pas si les autres savent. Je lui avais demandé de ne rien dire à toi et à Sam. -Je vois… Nous avons tous rendez-vous ce soir après le boulot, dit-elle en regardant sa montre. Dans dix minutes en fait, j’attends juste Jack. Tu veux nous accompagnez ? -Ce serait avec plaisir, mais je ne peux pas. Il faut vraiment que je m’en aille, je suis attendu, tu sais ce que c’est. -D’accord, mais fait attention à toi ! -T’inquiète pas. Passe le bonjours aux autres de ma part., s’il te plait. » Jack vînt la chercher quelques minutes plus tard comme prévu. « On y va ? lui demanda t-il. -Attend une minute. J’aimerai te parler de quelque chose avant. -Qu’est-ce qu’il y a ? -Depuis quand est-ce que tu es au courant de la nouvelle affectation de Danny ? » L’agent détourna le regard, il avait promis au jeune homme de ne pas dire aux filles ce qu’il faisait, mais il ne voulais pas non plus mentir à sa collègue et amie. « Je l’ai appris quelques jours seulement avant qu’il ne commence… Il m’avait fait promettre de ne rien vous dire, à toi et à Sam… Comment est-ce que tu as su ? -Un accident. Nous travaillons sur la même affaire, et cet idiot de Follen s’est planté ! -Danny va bien ? -Oui, il a réussi à rattraper le coup. -Bon, Je suis désolé Viv, j’ai essayé de l’en dissuader, mais tu le connais, quand il a une idée dans la tête ! -Oui, il me fait penser à quelqu’un… -On a toujours rendez-vous avec Martin et Sam ce soir, on y va ? Il vont nous attendre sinon.» Sam attendait seule ses amis dans leur petit bar habituel, un peu inquiète par le comportement de Vivian un peu plus tôt dans l’après midi. Martin fit irruption à son tour et la rejoignit. « Ca va ? Tu as l’air préoccupée ! -C’est rien, je réfléchissais, Vivian a eu un comportement étrange tout à l’heure. -Comment ça ? -J’en sais rien exactement, je l’ai croisée dans un couloir, elle avait l’air furieuse et inquiète en même temps. -Ca doit être à cause du boulot. -Sans doute… Tiens, les voilà ! » Ils s’assirent aux cotés de leurs collègues et Vivian commença par présenter ses excuses à Sam, puis elle se détendit peu à peu. « A ton avis, combien de temps ça va te prendre de rouvrir le service, questionna t-elle pour changer de conversation. -Je l’ignore encore, mais ce n’est plus qu’une question de semaines je pense. -Et Danny, il est au courant ? demanda Sam. -Heu, non, pas encore. Je n’arrive pas à mettre la main dessus. -Je le vois de moins en moins… J‘essaie d’aller le voir de temps en temps à son bureau, mais il n’y est jamais. » Vivian s’inquiétait de plus en plus pour son collègue. Elle savait qu’il fuyait. Autrefois aussi il avait beaucoup fui, mais il avait fini par trouver une certaine stabilité dans sa vie grâce à son travail dans l’équipe de Jack Malone. Mais aujourd’hui c’était différent, même si d’apparence, il semblait calme et concentré sur son travail, elle savait qu’il avait délibérément décidé de fuir et de rester seul. C’était comme s’il se sentait coupable de quelque chose envers eux. Son regard se posa sur Martin. Chapitre 6 : Le cercle ressourçant des amis. Deux semaines plus tard.Alors que la nuit venait à peine de tomber sur New York, Danny sortit en trombe du bureau de son patron. Ce type commençait sérieusement à l’exaspérer. Les preuves qu’il avait amassées jusque là contre Javier et son gang ne suffisait pas encore aux yeux de Follen « En conséquence, une semaine ou deux en plus » lui avait dit son patron « Ce n’est pas grand chose. Vous pouvez bien faire ça! ». Mais ça devenait de plus en plus dangereux. Le gang partait pour s’entredéchirer, les bagarres étaient monnaie courante, et le jeune homme était souvent pris dedans. Celle de la veille avait été particulièrement violente. Javier soupçonnait une taupe dans son entourage, et tout le gang devenait paranoïaque. N’importe quel prétexte était bon pour prouver sa loyauté envers Javier ou tout simplement pour se battre. Il s’engouffra dans l’ascenseur, par chance vide. Il s’appuya contre une des parois. Il baissa la tête en fermant les yeux, mettant sa main gauche dans sa poche et en frottant son visage avec l’autre main. Javier, ne le soupçonnant pas encore, il lui avait donné sa soirée et il avait décidé d’en profiter pour se reposer et souffler un peu. Jack regarda sa montre. Il était déjà en retard. Il devait retrouver comme tous les mercredi soirs Sam, Martin et Vivian pour boire un verre et discuter avec eux des progrès de son entreprise. Il prit rapidement son manteau qu’il enfila en appelant l’ascenseur. Lorsque ses portes s’ouvrirent, il découvrit avec stupeur un homme, tête baissée qui lui paraissait familier. « Danny ? » Le jeune homme surpris releva la tête et distingua son ancien patron qui entrait dans l’ascenseur. Jack l’observa quelques secondes, étonné et inquiet de son allure. Danny portait un costume noir et une chemise noire, mais ce qui l’intriguait le plus, c’était sa lèvre inférieure ouverte et sa joue qui arborait un énorme bleu. « Tu vas bien ? -Ca va… Ca a l’air plus grave que ça ne l’est en réalité. Et toi ? -Je passe ma journée assis devant un bureau… C’est… Enfin bref ! Qu’est-ce que tu fais ce soir ? -Rien, je vais aller me reposer. -Bon programme, mais avant ça, je te paie un verre. Et ce n’est pas négociable. » Danny suivit tranquillement Jack, il n’avait pas la force d’argumenter avec lui. Ils entrèrent dans un petit bar discret où dés leur arrivée, Danny distingua le reste de son ancienne équipe dans le fond. Jack ne lui avait pas dit qu’ils seraient tous présents, sans doute par peur qu’il refuse de venir. Ce fut Vivian qui aperçut en premier ses deux collègues arrivant. « Regardez qui il nous amène ! » lança-t-elle avec enthousiasme. Elle se leva pour les accueillir tandis que les autres se tournaient. Mais sa gaieté laissa place à l’inquiétude lorsqu’elle découvrit dans quel état le jeune homme était. D’ailleurs celui-ci, voyant le visage de Vivian se décomposer au fur et à mesure qu’il se rapprochait, eut d’abord envie de partir en courant. Il ne voulait pas qu’on le voit dans cet état, ou que l’on s’inquiète pour lui. Il ne le méritait pas. Mais il se contenta de les rassurer avant qu’ils ne posent des questions. « Ce n’est rien. Je vais bien ! » Vivian n’était pas convaincue. Elle savait que Danny leur mentait, mais elle n’insista pas, se disant qu’une bonne soirée avec ses amis l’aiderait certainement plus qu’une remontrance. Croisant le regard de Jack, elle sut tout de suite qu’il pensait la même chose. Ils s’assirent autour d’une petite table et la soirée passa très rapidement. Deux heures plus tard, les quatre agents étaient en train de discuter. Danny s’excusa, prêt à partir, il avait déjà perdu trop de temps. Il ne pouvait se permettre de rester plus longtemps. « Je dois vraiment m’en aller maintenant. J’ai été vraiment content de passer cette soirée avec vous. -Nous aussi. Il faudrait faire ça plus souvent. Mais on ne te vois pas beaucoup. -Je sais, mm… le boulot est très prenant… -A l’occasion, on se retrouve ici tous les mercredi soirs… -J’y penserai. » Danny retourna dans le parking du FBI et grimpa dans sa voiture. Il avait encore un bon bout de chemin à faire avant d’arriver à son appartement de couverture à l’autre bout de la ville. Cette soirée lui avait vraiment fait du bien, même s’il avait été obligé de cacher à ses amis ce qu’il faisait. Seul Jack et Vivian à sa connaissance étaient au courant. Il repensa tristement à tout ce qu’il avait perdu depuis cette embuscade où sa vie avait basculé. Peut être que s’il avait su protéger son collègue ce soir là, comme tout bon agent l’aurait fait, ils n’en seraient pas là aujourd’hui ! Maintenant, il avait appris à travailler seul, sans équipier qui pourrait être en danger à cause de lui, mais aussi sans filet de protection. Cela lui était égal. Il avait changé, ou plutôt, il avait pris conscience de certaines choses. Il avait toujours mis en danger ses proches, d’abord ses parents, ensuite Rafie, Martin… Jack lui avait parlé de son ambition de rouvrir leur service. Il réussirait, Danny n’en doutait pas. Mais il n’était pas sûr de pouvoir un jour y retourner. Non pas par manque d’envie, c’était certainement son vœux le plus cher, même s’il ne voulait pas l’admettre, mais il s’interdisait depuis quelques semaines de penser au futur. Il vivait au jour le jour, car plus le temps passait, plus il se demandait comment il allait se sortir du guêpier dans lequel il s’était fourré. Il ne voyait pas son avenir. _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 11:12 | |
| Chapitre 7 :Lorsque Danny quitta le bar, ses amis le regardèrent s’éloigner en silence, tous perdus dans leurs pensées. En observant ses collègues, Sam comprit que les autres savaient quelque chose qu’elle ignorait, qu’ils lui avaient cachée. « Jack ! Dans quel service est-ce qu’il travaille ? » Une fois de plus, il se trouva embarrassé, il lui avait promis de ne rien dire, et ils étaient déjà presque tous au courant… « Je ne peux pas te le dire, je suis désolé, il m’a fait promettre de ne rien vous dire… -Moi, je ne lui ai rien promis, intervînt Vivian. -Viv ! Comprend-le ! Il ne voulait pas que vous vous inquiétiez. -De toute façon, pour ça, c’est trop tard. Tu as vu dans quel état il était ! -Au point où on en est, intervînt à son tour Martin en lançant à Sam un regard complice. Nous savons tous ce qu’il fait sauf Sam… Viv a raison, nous, nous ne lui avons rien promis ! Et puis, elle finira par le découvrir sans nous ! -Très bien allez-y ! » Après ce que ses amis venaient de lui dire, Sam resta abasourdie. Comment Danny avait-il pu lui cacher ça ? Elle le considérait presque comme son frère, et il avait délibérément choisi de ne pas lui dire ce qu’il faisait. Il avait fallu que Vivian le découvre par hasard, pour qu’elle finisse par être mise au courant. Dans un premier temps, elle en voulu à son ami, puis elle se mit à sa place et se souvînt de la manière dont elle l’avait regardé après l’embuscade, lorsque Martin était encore dans le coma. Sur le moment, elle était en colère, et elle s’en était pris à Danny pour se calmer. Mais il aurait dû savoir que sincèrement elle ne le tenait pas pour responsable. Jack et Vivian regardèrent Sam quitter le bar. Ils se retrouvèrent seul face à face, Martin étant parti peu de temps après Danny. « Jack ? A quoi tu penses ? -Tu as remarqué comme il a été distant avec nous ? -Danny ! Bien sûr, tout le monde a remarqué ! Comment veux-tu qu’il soit alors qu’il fait ce boulot maintenant ? Il était comme ça quand nous l’avons recruté dans notre équipe, souviens-toi ! Et il travaillait déjà aux infiltrations. -Je n’aurais pas dû le laisser s’embarquer la-dedans ! -Jack ! C’est de Danny dont nous parlons ! S’il voulais vraiment faire ça, personne n’aurait pu l’en empêcher ! -Et pourquoi crois-tu qu’il ait voulu faire ça ? -Où veux-tu en venir ? -Après l’embuscade, je n’ai pas vu à quel point il allait mal, je l’ai même engueulé. Après il s’est braqué contre moi, c’est pour ça qu’il ne m’a pas écouté lorsque je lui ai demandé de choisir un autre service ! Flash Back. « Danny, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Il paraît que tu as demandé à te faire transférer aux infiltrations. Dit moi que ce n’est qu’une rumeur ! -Non, c’est vrai. -S’il te plait, ne fait pas ça ! -Jack, j’ai pris ma décision, je ne changerai pas d’avis ! -Pourquoi ? Pourquoi les infiltrations ? -Je… Je préfère travailler seul et puis c’est un boulot que je connais! -Danny… -S’il te plait, Jack… Est-ce que tu peux me rendre un service ? -Oui… -Je ne veux pas que les filles sachent, je ne veux pas qu’elles s’inquiètent. -D’accord. » Fin du Flash Back. -Ne culpabilise pas ! Ca suffit de Danny, et ça ne changera rien à la situation. -Je sais, mais j’aurais pu lui éviter de faire une bêtise ! -C’est Danny, il s’en est sorti une fois, il peut le refaire. -Sans doute, mais il y a quelque chose de différent aujourd’hui. » Chapitre 8 : Un étranger bien loin de chez lui.Javier posa une main presque amicale sur l’épaule de Danny. Il commençait à l’apprécier, il semblait réglo, ne posait pas trop de questions et faisait correctement son travail. « Je vais avoir besoin de toi demain matin! -Qu’est-ce que je dois faire ? -Nous devons recevoir un colis très spécial de Miami. Il devrait arriver un peu avant midi. Tu iras le réceptionner avec Carlos. -D’accord. -Je préfère te prévenir tout de suite, avant d’être surpris, il s’agit d’un homme. -Un homme ? -Oui, un flic de Miami qui s’intéresse trop à nous malgré nos avertissements. Il s’agit de lui donner une petite leçon, mais avant je veux lui parler moi-même, je veux savoir ce qu’il a sur nous. » Le jeune homme écouta son interlocuteur lui décrire les détails de sa prochaine mission sans l’interrompre. Il savait que Javier appréciait ça et il ne fallait pas le décevoir. Il acquiesça et tandis qu’il s’éloignait, il se demanda comment il pourrait mettre Follen au courant le plus rapidement possible. Il devait avec Carlos pour surveiller le bon déroulement d’une quelconque opération secondaire de Javier toute la journée. Il n’aurait probablement pas le temps de parler à Follen avant l’arrivée de cet inspecteur le lendemain. Il allait être obligé de le prévenir plus tard. Le lendemain matin, Danny se rendit en compagnie de Carlos comme prévu à l’adresse que Javier lui avait indiquée la veille avec un van. Ils attendirent quelques minutes sur un parking désert en dehors de la ville. Les deux hommes frigorifiés par la neige qui tombait sans arrêt tentaient de se réchauffer comme ils pouvaient. Etant donné que le chauffage du Van était en panne, la meilleure solution que Danny trouva fut encore de marcher. Ils furent rapidement rejoints par un autre van. Le conducteur et le passager avant sortirent et saluèrent Danny et Carlos qui, après avoir échangé quelques paroles avec eux, leur demanda de transférer leur cargaison d’un van à l’autre. Les deux hommes ouvrirent les portes arrières de leur véhicule et en sortir un homme roux, ligoté et bâillonné. Malgré le froid, le prisonnier n’avait pas de manteau et devait se contenter de son costume. Comme il était conscient, ils n’eurent pas de mal à le charger dans l’autre van. L’homme, étonnement calme mais grelottant, regardait chacun des protagonistes, comme s’il voulait imprimer tous ces visages dans sa mémoire. Il se laissa guider dans l’autre véhicule alors que Carlos s’avançait, mécontent de ses collègues. « Il ne vous est pas venu à l’esprit qu’ici la température n’était pas la même qu’à Miami ? Vous voulez le faire crever de froid ou quoi ? Heureusement que j’ai prévu le coup ! » Il prit une vieille couverture qui traînait à l’arrière de son van et la déplia. « Tenez ! Couvrez-le ! » L’homme à qui il tendait le tissus s’exécuta aussitôt. Tout le reste de la journée, on demanda à Danny de surveiller le prisonnier en attendant que Javier vienne lui parler le soir même. L’homme avait été emmené dans un vieil entrepôt du Bronx, enfermé dans une cellule qui ressemblait beaucoup à celle d’une prison. Il ne bougeait pas, restant assis sur une paillasse, sa couverture sur les épaules. Son regard se posait parfois sur Danny, mais le plus souvent il fixait le mur en face de lui, réfléchissant. Danny aurait voulu lui dire qui il était, mais il ne pouvait pas prendre le risque d’être entendu. De même il ne pouvait pas prendre son téléphone et prévenir Follen. Il lui fallait attendre le soir. Javier ne le ferait pas tuer tout de suite, il commençait à le connaître. Il voudra d’abord s’amuser. Ainsi, il resta debout adossé à un mur, immobile jusqu’à ce qu’enfin, on vienne le relever. Prétextant vouloir rentrer chez lui, il se rendit directement au FBI, espérant encore pouvoir y trouver Follen. A la vue de Danny entrant dans son bureau, Follen fit sortir rapidement celui avec lequel il parlait. Danny lui raconta brièvement sa journée, et Follen commença à pianoter sur le clavier de son ordinateur à la recherche de l’identité exacte de ce fameux flic de Miami que Javier avait fait enlever. « Horatio Caine ! Inspecteur de la police scientifique de Miami ! -Vous avez une photo ? -Oui, regardez ! -C’est lui, pas de doute. -Qu’est que Javier lui veut ? -D’après ce que j’ai compris, c’est une question de vengeance, l’inspecteur Caine a dû fouiller un peu trop dans ses affaires. -Que compte t-il faire de lui ? -Je pense qu’il veut le tuer, mais pas tout de suite. -Bon, nous allons intervenir demain, et nous allons faire en sorte que votre couverture ne soit pas découverte. -Comment ? Ils vont comprendre que quelqu’un les a dénoncés. -Ne vous inquiétez pas de ça, je m’en charge. » Quelques minutes après le départ de son jeune agent, Follen quitta son bureau soucieux. Cet imprévu pouvait lui coûter tous ces mois d’infiltration, et c’était hors de question. Il s’apprêtait à entrer dans sa voiture pour retourner chez lui lorsque deux hommes s’approchèrent de lui. L’un d’eux posa sa main sur son épaule tout en plaçant une lame de couteau contre son dos, au niveau de la colonne vertébrale de Follen. « Si vous faites un geste indésirable, vous perdez vos jambes ! C’est claire ? ». Follen acquiesça à contrecœur pendant qu’un de ses ravisseurs lui prenait son arme. Un 4X4 sombre s’avança et s’arrêta à leur niveau. « Montez maintenant ! » _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 14:07 | |
| Chapitre 9 : La balance perd son fragile équilibre.Il était encore tôt dans la matinée, et le jeune agent voulait en profiter pour voir quelqu’un avant de retourner chez Javier. Il gara sa voiture près d’un petit garage automobile de quartier et s’en extirpa. Il examina rapidement l’entrée du petit garage où il aperçut celui qu’il cherchait. Il lui tournait le dos et semblait discuter avec un autre homme, sûrement son patron. Celui-ci apercevant Danny de l’autre coté de la rue en avertit son interlocuteur. Rafie se retourna et vit de son frère à moitié assis sur le capot de sa voiture. Son patron lui donna la permission d’aller le voir quelques minutes. Il traversa la rue et le rejoignit. « Danny ? Qu’est-ce que tu fais ici ? -Je voulais juste voir comment vous alliez, toi et ta petite famille. -Ca va. Danielle commence à faire ses nuits entières, Sylvia a repris le travaille, et Nicky a de bons résultats à l’école. La vie suit son cours. Et toi ? Tu ne travailles pas ? -Mes horaires ont un peu changé. » Quelque chose n’allait pas, Rafie le vit tout de suite. Danny lui cachait la vérité, et le fait qu’il vienne le voir comme ça l’inquiétait. « Danny, qu’est-ce qu’il se passe ? Tu n’es pas venu ici pour me demander comment vont les enfants ? -Ca va, je voulais juste prendre des nouvelles de ma famille. C’est si surprenant ? -Ce n’est pas ce que je voulais dire. -Je sais, excuse-moi. Je suis un peu fatigué. Le boulot a été dur ces derniers temps… Tu devrais retourner au travail avant que ton patron ne perde patience. -D’accord, mais je veux de tes nouvelles, ok ? -Si tu veux. » Au même moment, Javier entra de nouveau dans la cellule d’Horatio qui malgré la situation parvenait toujours à garder son calme. Ses collègues étaient en train de le chercher, il le savait. Seulement, dans combien de temps découvriraient-ils qu’il se trouvait à New York c’est à dire très loin de Miami ? Il n’était plus ligoté depuis sa dernière entrevue avec Javier la veille mais le chef du gang était accompagné de trois autres hommes qu’il n’avait encore jamais vus. « J’espère que notre conversation sera plus productive que celle d’hier. Donc, je vais recommencer depuis le début et j’ai tout mon temps : que savez-vous exactement sur moi, inspecteur ? -Que vous êtes en train de très mal utiliser le peu de temps libre qu’il vous reste. -Très amusant. -Mais je ne plaisante pas. -Vous vous surestimez un peu trop si vous voulez mon avis. -Si ce n’est pas moi, quelqu’un d’autre se chargera de vous coincer. Et ne dites pas que je vous sous-estime. » Une jeune femme hispanique entra à son tour dans la cellule et parla à Javier au creux de l’oreille. Ils sortirent tous de la cellule sous l’ordre de Javier, et Horatio se retrouva seul une fois de plus. Il souffla, sentant qu’un incident imprévu lui procurait quelques instants de répit pour réfléchir. « Javier, on a un gros problème ! -Qu’est-ce qu’il se passe ? -Notre informateur au FBI nous a révélé quelque chose d’important.… On savait déjà qu’ils étaient après nous, mais cette fois, ils nous ont envoyé une taupe. -Tu en es sûre ? -Je ne pense pas qu’il nous ai menti ! -Je voudrais voir moi-même cet informateur et l’interroger ? -C’est à dire qu’il a eu un malheureux accident lors de notre conversation… -Mmm… Je vois. Et tu sais qui est cette taupe ? » La jeune sortit de sa poche une photo qu’elle remit à son patron. « Il n’y a pas de doute », affirma-t-elle. Dés son arrivée à l’entrepôt où Javier lui avait donné rendez-vous, Danny fut encerclé par plusieurs hommes lui recommandant de leur donner son arme. Danny observa calmement ceux qui l’entouraient, mais il sentait que son pouls commençait à s’accélérer. Quand il abandonna son arme à l’homme le plus près de lui, Javier s’avança vers lui : « Alors Agent Taylor ! » Danny ferma les yeux quelques instants, ce qu’il craignait était arrivé. Les rouvrant, il dévisagea Javier devant lui riant, fier de sa découverte. Danny eut juste le temps de sentir un objet métallique lui frapper le cou avant de tomber au sol. Chapitre 10 : Un mort de plus.Mac Tailor sut qu’il était arrivé où on l’attendait lorsqu’il vit devant lui plusieurs voitures de police et plusieurs agent de police en uniforme qui tentaient de tenir la foule éloignée. Il sortit de sa voiture et s’approcha de l’inspecteur Flack déjà sur place comme à son habitude. « Qu’est-ce qu’on a ? -Un homme d’une quarantaine d’années, pas de papier sur lui, apparemment mort d’une balle dans la tête. -Qui l’a trouvé ? -Un passant qui se rendait à son travail. » Mac s’avança dans une petite ruelle que lui désignait Flack. Il distingua un corps à demi enseveli sous la neige fraîchement tombée pendant la nuit. Il s’agenouilla en faisant attention de ne rien toucher et observa le cadavre, pendant que l’inspecteur Stella Bonassera le rejoignait. « Sa lèvre inférieure est coupée, l’arcade sourcilière ouverte, on dirait qu’il s’est battu avant d’être tué, remarqua Mac. -Vous avez vu son costume, ça devait être quelqu’un d’important. On ne devrait pas avoir trop de mal à trouver son identité. -Ca ne va pas être évident de relever des indices sur place avec toute cette neige. » Les deux inspecteurs prirent quelques photos et relevèrent les traces de pneu d’une voiture avant de retourner à leur bureau pour débuter leur enquête. Alors qu’il écoutait Mac et Stella qui faisaient leur premier constat, Flack remarqua de l’autre coté de la rue, une vieille femme qui observait la scène depuis la fenêtre de ce qui devait être sa maison. Le jeune inspecteur traversa la rue et frappa à la porte de la petite maison. Il se demanda si on allait lui ouvrir, mais au bout de quelques secondes, la vieille dame apparut. « Bonjour madame. Je suis l’inspecteur Don Flack. Est-ce que je pourrais vous poser quelques questions ? -C’est à propos de ce qu’il s’est passé en face ? -Vous avez vu quelques chose ? -Pas grand chose. Il devait être 20h30 ou 21h au plus tard. Mes fenêtres sont mal isolées, je dois les faire changer, donc à chaque fois qu’il y a un peu trop de bruit dehors, j’entends tout. Je me suis approchée de la fenêtre et j’ai vu plusieurs personnes qui se disputaient. Il y avait une femme avec eux, j’en suis sûre, c’est elle qui a arrêté la dispute. Ensuite, ils ont ouvert une des portes arrières de leur 4X4 et ils ont sorti un corps. Ils l’ont déposé dans la ruelle et ils sont partis. -Vous n’avez pas appelé la police ? -Je me doutais que vous alliez venir. -Est-ce que vous avez relevé les plaques d’immatriculation ? -Non, je suis désolée. -Merci madame. » Flack partit ensuite interroger les autres voisins, mais ils n’avaient rien vu ni entendu. Ayant conscience de perdre son temps sur place, il préféra retourner au bureau où déjà Mac et Stella devaient avoir du nouveau. Après leur avoir rendu une petite visite, il vérifierait si quelqu’un avait signalé une disparition qui pourrait coïncider avec leur cadavre. _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 17:01 | |
| Chapitre 11 : Une journée en enfer.Danny revînt doucement à lui. Il avait froid et ses membres étaient engourdis, mais le plus douloureux était le marteau-piqueur dans sa tête. Il ouvrit avec lenteur les yeux et aperçut un homme assis à coté de lui. Il voulut s’assoire, mais l’autre le retînt fermement. « Doucement ! Vous devriez rester calme. Vous avez reçut un sacré coup sur la tête. » Danny observa un peu plus l’homme à coté de lui et la mémoire commença à lui revenir : l’infiltration… l’inspecteur de Miami… puis quelqu’un l’avait trahi et avait informé le gang de sa véritable identité. « Je m’appelle Horatio Caine, je suis… -Je sais qui vous êtes. -Et vous ? Vous êtes… Je pensais que vous faisiez parti du gang mais manifestement, je me suis trompé. -Mon nom est Danny Taylor. Je suis un agent du FBI. J’étais en infiltration, mais quelqu’un m’a dénoncé… Mais ne vous inquiétez pas, mon patron sait que vous êtes ici. Normalement, il avait convenu de venir vous libérer aujourd’hui. » Danny se frotta les yeux, essayant de faire disparaître son mal de tête, et se redressa lentement. Comment allait-il se sortir de là, sans mettre encore plus l’inspecteur Caine en danger. Soudain, la porte de leur cellule s’ouvrit brutalement et deux hommes entrèrent. Danny et Horatio se levèrent pour leur faire face. « Taylor, c’est ça ? Le patron voudrait te dire deux mots. » Danny s’avança et les suivit malgré lui. Horatio faisait les cents pas dans sa cellule. Il détestait se sentir aussi inutile. Cela faisait des heures qu’il tournait en rond, seul dans sa cellule et il se demanda plusieurs fois si le gang n’avait pas fini par tuer le jeune agent avec lequel il avait parlé quelques heures plus tôt. Il avait beau réfléchir, parcourir sa cellule de long en large, il ne voyait aucun moyen de se sortir de là La porte se rouvrit et deux hommes portant le corps inanimé et meurtri du jeune homme le laissèrent tomber lourdement sur le sol. Horatio se précipita à ses cotés tandis que les deux hommes sortaient. Danny avait le visage en sang et semblait à bout de force. Ils avaient dû le torturer jusqu’à ce qu’il finisse par s’évanouir pour le ramener dans sa cellule. Horatio, malgré le froid, retira sa veste qu’il roula en boule et qu’il plaça sous la tête du jeune homme en guise d’oreiller. Il l’examina quelques minutes et nota qu’il ne souffrait que de blessures superficielles. Il avait dû perdre connaissance après des heures d’interrogatoire. Il prit la bouteille d’eau qu’on lui avait amené un peu plus tôt et aspergea un mouchoir propre qui traînait dans sa poche. Il entreprit ensuite de nettoyer le visage de Danny pour en retirer le sang séché. Au bout de quelques heures, Danny commença à s’agiter alors qu’il reprenait conscience. Il ouvrit les yeux avec difficultés, son mal de tête avait empiré. Il s’aperçut qu’il était à nouveau dans cette cellule avec l’inspecteur Caine qui l’observait. Une quinte de toux le réveilla totalement. « Comment vous sentez-vous ? -J’ai connu mieux mais ça va. Depuis combien de temps est-ce que j’étais inconscient ? -Mmm… Je dirais à peu près trois heures. -J’ai une mauvaise nouvelle, je sais qui m’a dénoncé. C’est mon patron, maintenant il est mort. Donc, j’ignore si quelqu’un sait que vous vous trouvez ici. Je suis désolé, lui dit-il en se relevant péniblement. -Ce n’est pas votre faute. Et puis je suppose que mes collègues me cherchent. -Mais nous sommes loin de Miami. -Et il y a aussi vos collègues. -Je travaille seul. Il n’y avait que mon patron que je contactais. -Personne d’autre n’est au courant ? -Il y a bien d’autres personnes qui sont au courant, mais elles ne travaillent pas avec moi, elles ne savent ni où je suis, ni ce que je fais exactement. Je doute qu’elles s’aperçoivent de quelque chose avant au minimum plusieurs jours. Je suis vraiment désolé. » Horatio baissa la tête, les mauvaises nouvelles s’accumulaient rapidement. Il n’en pouvait cependant pas en vouloir au jeune agent qui semblait déjà beaucoup culpabiliser. « Depuis combien de temps faites-vous ça ? -Ca fait quatre mois. -Comment se fait-il que votre supérieur vous ai trahi ? -Ce que je sais, c’est que des hommes de Javier l’ont enlevé et l’ont questionné. Il pensait sûrement qu’en disant tout ce qu’il savait ils le laisseraient en vie. -Vous le connaissiez depuis longtemps ? -Non, je venais d’être affecté dans son unité. -Que faisiez-vous avant ? -Je travaillais au service des personnes disparues, mais… le service a été fermé après… -Après quoi ? -Laissez tomber, cela n’a pas d’importance. Tout ça, c’est fini maintenant. -Vous croyez ? je n’en ai pas l’impression. Que s’est-il passé ? -Un soir, après une enquête, je devais avec un collègue convoyer un suspect jusqu’à la prison fédérale. Nous sommes tombés dans une embuscade… Je n’ai pas réagi assez vite, mon collègue a été gravement blessé. A la suite de cette histoire, le service a été fermé par des bureaucrates qui nous avaient en ligne de mire depuis longtemps. -C’est pour ça que vous voulez travailler seul maintenant ? -Je pense que c’est préférable. -Je sais ce que vous ressentez. Il y a un an environ, j’ai perdu un des hommes de mon équipe lors d’une enquête. La balle qu’il a reçut m’était destinée. Je sais aussi que culpabiliser ne change rien, tout comme la fuite. Car c’est ce que vous avez choisi de faire. » Danny se détourna. Qui était cet homme pour le juger ? Il ne le connaissait pas, il n’avait aucune idée de ce qu’il avait autrefois vécu. Il ignorait son histoire. Lui savait ce qu’il avait à faire. Il était dangereux pour les autres. Il ne fuyait pas, au contraire. D’ailleurs, les autres le savaient aussi. Sam avait comprit après l’embuscade, elle savait que si Martin avait été dans cet état, c’était de sa faute, elle ne le lui avait pas dit avec des paroles, mais son regard avait été sans équivoque. Chapitre 12 : Les inquiétudes d’un frère.Rafie finissait en général le travail de bonne heure. Il avait décidé de se rendre au FBI pour aller voir son frère et en avoir le cœur net au sujet de son comportement étrange. Il se présenta dans le hall d’entrée et demanda à voir Danny Taylor. On lui apprit alors que son frère n’était pas là et qu’on ne savait pas quand il serait là. « Pourrais-je parler alors à un de ses collègues, c’est important. Est-ce que Jack Malone est là ? -Je pense que oui, mais j’ignore s’il pourra vous renseigner mieux que moi. -Pourquoi ça ? Je ne comprends pas. Ils travaillent ensemble, non ? -Plus maintenant. Le service des personnes disparues n’existe plus. Je vais quand même appelé l’agent Malone, il vous renseignera mieux que moi. » Jack reposa le combiné de son téléphone, intrigué. Voyant son air perturbé, Martin l’interrogea. « Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu en fais une tête ! -La sécurité vient de m’appeler, apparemment, le frère de Danny est en bas. Il veut me parler. J’y vais. -Tu veux que je t’accompagne ? -Ca va aller. Je te tiendrai au courant. » Il descendit le plus rapidement possible et trouva Rafie en train de l’attendre dans le hall de l’immeuble. « Monsieur Alvarez ? Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? -Ah ! Agent Malone… J’avoue que je m’inquiète un peu pour Danny. -Venez avec moi. Nous serons plus tranquilles à l’écart. » Jack l’entraîna dans une petite salle où étaient normalement entendus les témoins où il l’invita à s’installer dans un fauteuil confortable. « Que se passe t-il exactement ? -D’abord, Danny est venu me voir hier matin au garage, il avait vraiment l’air étrange. Il tenait un discours… Comment vous dire… Il y avait quelque chose d’inhabituel. Je ne saurais pas dire exactement quoi, mais… C’était vraiment curieux. Ensuite, je viens ici pour mettre les choses au clair, et on me dit qu’il n’est pas là, et qu’il ne travaille plus avec vous… -Il ne vous a pas mis au courant ? -Non. Pourquoi a t-il changé de service ? Je croyais qu’il adorait son boulot ! -Oui, c’est vrai, mais le service a été fermé après l’embuscade. -L’embuscade ? » Jack réfléchit quelques instants. Avait-il le droit de mettre Rafie au courant alors que Danny avait apparemment gardé volontairement le secret ? « Dites-moi ce qu’il se passe ! -Il y a un peu moins de cinq mois, Danny et un collègue sont tombés dans une embuscade. Danny n’a rien eu physiquement, mais son équipier a été gravement blessé. Après cela, le service a été fermé, et Danny a été transféré ailleurs. -Pourquoi est-ce qu’il ne m’a rien dit ? -Je suis certain qu’il avait ses raisons… Mmm,vous dîtes qu’il est venu vous voir… -Oui, c’était hier matin, il n’avait pas l’air dans son assiette, mais il n’a rien voulu me dire. -Je ne peux rien vous dire pour l’instant, mais si j’ai des nouvelles, je vous téléphone. -D’accord, merci. » Jack regarda Rafie partir. Les choses lui échappaient de plus en plus. Il fallait qu’il parle à Danny le plus vite possible. Avec horreur il commençait à comprendre l’attitude étrange du jeune homme. Il devait le raisonner, ou le faire transférer autre part en attendant que le service ne rouvre ses portes. Il était en train de se détruire, et il devait réagir. _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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|  | | danny327 mariée à Danny

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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 17:24 | |
| Tu vas me prendre pour une sadique mais j'adore ce passage et aussi quand il a été empoisonné..  |
|  | | scrattounette directeur du FBI

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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 17:40 | |
| alors je ne suis pas la seule! c'est rassurant _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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|  | | danny327 mariée à Danny

 Nombre de messages: 1792 Age: 22 Localisation: En train d'embrasser Danny..... Date d'inscription: 28/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 17:46 | |
| Moi j'adore lui faire des misères mais il s'en sort toujours !!!  |
|  | | scrattounette directeur du FBI

 Nombre de messages: 567 Age: 22 Localisation: sûrement pas très loin, quelque part par là... Date d'inscription: 29/05/2006
 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 18:02 | |
|  jusqu'au jour où tout bascule... pour l'instant, moi aussi j'essaie de faire en sorte qu'il s'en sorte à chaque fois, mais bon... _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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|  | | scrattounette directeur du FBI

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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 18:09 | |
| Chapitre 13 :Mac Tailor relut une seconde fois les résultats de ses tests ADN alors que Stella faisait irruption dans son bureau. « Du nouveau ? -J’ai les résultats des tests ADN, vous n’allez pas être déçue ! Marc Follen, agent spécial Marc Follen, pour être plus précis, du FBI. -FBI… mm, ça explique son costume. » Flack entra à son tour dans le bureau. « J’ai retrouvé le véhicule qui a servi à déposer le corps. C’est un 4X4 noir qui a été volé il y a deux jours. On l’a retrouvé il y a une heure dans l’Hudson. -Bien ,Stella vous allez examiner le 4X4. Demandez à Aiden de vous aider. Flack et moi nous allons faire un petit tour au FBI. -On va sûrement nous retirer l’affaire. -Sans doute, mais nous n’avons pas le choix. -Qui allons-nous voir ? -Victor Fitzgerald, le directeur adjoint du FBI qui est justement de passage à New York. » Les deux inspecteurs de police trouvèrent Victor Fitzgerald en pleine conversation avec son fils. L’agent qui les accompagnait leur demanda d’attendre un peu en retrait. Il s’avança vers les deux autres agents et les interrompit en s’excusant. Martin s’éloigna, observant par-dessus son épaule son père qui alla à la rencontre des deux inspecteurs de police. -Je suis Mac Tailor de la police scientifique, et voici mon collègue Don Flack …. Nous enquêtons sur un meurtre. -Suivez moi dans mon bureau !… De quoi s’agit-il exactement ? -Est-ce que vous reconnaissez cet homme ? demanda Flack en mettant une photo en avant. -Oui, c’est l’agent Follen. Que s’est-il passé ? -Il a été tué d’une balle en pleine tête dans la nuit de mardi à mercredi. -Vous avez des suspects ? -Non, pas encore, l’enquête vient juste de démarrer. -Attendez une minute… » Victor Fitzgerald fouilla quelques instants dans un tiroir de son bureau et en ressortit un dossier. Il le feuilleta rapidement. « C’est bien ce que je pensais ! Follen s’attachait depuis quelques mois à démanteler un important réseau de drogue. -A quoi pensez vous ? -Je crois que ça va vous intéresser. Follen avait un agent infiltré depuis un peu plus de quatre mois environs. Tout avait l’air de bien se passer jusqu’à son dernier rapport où les choses se sont compliquées. Il affirme que le gang a fait enlever un inspecteur de la police scientifique de Miami et qu’il l’ont fait amené ici, à New York, un certain Horatio… -Caine ? -Vous le connaissez ? -J’ai eu l’occasion de travailler avec lui. De quand date ce rapport ? -Avant-hier. -Et l’agent infiltré, est-ce qu’on a des nouvelles de lui ? -Il ne prenait contact qu’avec Follen. Mais peut être que d’autres personnes l’ont aperçu. » L’agent décrocha son téléphone et appela un certain Malone. Mac ne donnait pas cher de la peau de cet agent infiltré. Si Follen avait été tué par le gang, il était probable qu’il ait été démasqué lui aussi. Reposant le combiné de son téléphone, Victor Fitzgerald tourna quelques feuilles du dossier et sortit une photo. « Voici l’agent Danny Taylor. -L’agent infiltré ? -Exact. Je viens de demander à son ancien patron, Jack Malone de venir. Ils travaillaient ensemble depuis huit ans et s’entendaient bien. Il a peut être des nouvelles de lui. » Au bout de quelques minutes, Jack fit son apparition dans le bureau de Victor. « Agent Malone, je vous présent les inspecteurs Mac Taylor et Don Flack de la police. Ils enquêtent sur la mort de l’agent Follen. -Follen est mort ? -Son corps a été retrouvé hier matin. -Qu’est-ce qu’il s’est passé ? -Nous ne sommes encore sûrs de rien, mais il a été tué par balle, un gros calibre. Nous attendons encore les résultats de la balistique, mais à première vue, il s’agit du genre d’arme qu’utilisent… -…les gangs ! Où est Danny ? -Nous n’avons pas de nouvelles de lui depuis qu’il est venu voir Follen avant-hier pour son dernier rapport, reprit le directeur adjoint. Je voulais savoir si vous l’aviez vu depuis. -Personnellement, je ne l’ai pas vu, mais son frère est venu me voir tout à l’heure. Danny lui a rendu visite hier-matin à son garage et il était inquiet. Mais il ne savait rien. J’ai même dû lui expliquer que Danny ne travaillait plus avec moi. » Chapitre 14 :« Ecoutez-moi agent Malone ! cria Victor Fitzgerald. Je sais qu’il est un bon élément du FBI, mais ce n’est pas votre boulot d’aller le retrouver. D’autres personnes s’en chargent. -L’agent Taylor n’est pas seulement un bon élément ! C’est l’un de mes amis, et l’ami de Martin aussi. C’était l’un de mes hommes ! -Il n’est plus sous vos ordres ! Ce n’est plus de votre responsabilité de vous occuper de lui. Mais je vous assure que ceux qui sont chargés de le retrouver sont très compétents ! Ils le retrouveront ! » Jack soupira et préféra partir. Danny rouvrit péniblement les yeux, mais cette fois, il n’était pas de retour dans la cellule en compagnie d’Horatio. Il était assis une chaise, les mains ligotées dans le dos. Un garde posté devant lui était censé le surveiller, mais il mit quelques minutes à s’apercevoir que Danny était réveillé. Depuis combien de temps était-il inconscient ? Il n’en avait aucune idée, et il n’avait aucun moyen de le savoir. La pièce où il était enfermé n’ayant pas de fenêtre, il ignorait même s’il faisait nuit ou jour. « Alors Taylor ! As-tu un peu réfléchi ? Vas-tu enfin devenir raisonnable ? » Danny ne s’aperçut qu’alors de la présence de Javier dans un coin de la pièce. Malgré la pénombre qui le dissimulait, il l’avait reconnu au son de sa voix. « Vous avez dit vous-même que je n’étais qu’un pauvre fou de m’être attaqué à vous. Vous écouteriez sérieusement un fou ? -Ne joue pas à ça avec moi ! » Le jeune homme reçut une violente gifle qui laissa échapper un petit filet de sang au coin de ses lèvres après son passage. « Dis-moi ce que je veux savoir et je te laisserai tranquille ! Ce n’est pas compliqué ! -Je ne suis qu’un fou ! » Une autre gifle un peu plus forte retentit. « Ne me cherche pas Taylor ! Tu sais ce que je suis capable de faire. Dernier avertissement, qu’est-ce que la FBI a contre moi ? Je veux tout savoir et tu finiras par me le dire, fais-moi confiance ! » La dernière chose que Danny put entendre fut le grincement de la porte en fer. A plusieurs mètres de là, Horatio s’était assoupi quelques heures. Seul sa montre lui permettait de garder la notion du temps, et il s’aperçut que Danny avait été emmené depuis plus de six heures. Javier devait se croire à l’abri dans ce vieil entrepôt, car il savait que le FBI avait des informations contre lui, et malgré tout, il ne s’enfuyait pas. Il fut tiré de sa rêverie par des coups de feu non loin de lui. A son grand soulagement, il pouvait distinguer malgré tout le vacarme des voix qui criaient sans cesse « FBI ! Jetez vos armes ! ». Puis les tirs cessèrent et la porte de sa cellule s’ouvrit. Plusieurs hommes entrèrent et parmi eux, il reconnut Mac Tailor. « Inspecteur Caine ! Vous n’êtes pas blessé ? -Non, je vais bien. -Où est l’agent Taylor ? -Je l’ignore, ils l’ont emmené tout à l’heure. -Suivez-moi ! Sortons d’ici ! -Vous avez fouillé tout le bâtiment ? -Mes hommes sont en train de le faire. -Inspecteur Tailor ? -Oui ? répondit-il dans sa radio. -Nous avons un problème, vous devriez venir ! » Horatio suivit de près Mac, ils traversèrent un long couloir aux murs cris, montèrent un escalier et débouchèrent à l’entrée de l’entrepôt où la plupart des policiers et des agents du FBI était regroupée, pointant tous de leurs armes la même cible. Les deux inspecteurs s’avancèrent prudemment et aperçurent Javier tenant devant lui Danny, le canon de son arme sur sa tempe. Ils s’approchaient doucement d’une voiture conduite par un autre membre du gang. Les policiers ne pouvaient intervenir sans risquer de mettre encore plus en danger Danny qui tenait à peine sur ses jambes. Javier était presque obligé de le porter pour le faire avancer. Il ouvrit la porte arrière de la voiture et ils s’y engouffrèrent tous les deux avant que le véhicule ne démarre en trombe sous les regards impuissants des policiers. Rapidement, Tailor monta dans sa voiture, suivi par Horatio. « Vous comptez les suivre ? -De loin, oui. Il est hors de question que je les laisse gagner aussi facilement. Dés l’instant où ils se croiront en sécurité, ils l’éxécuteront. -C’est certain. Je viens avec vous. » _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Sam 3 Juin - 19:00 | |
| Chapitre 15 : Danny se réveilla peu à peu. Il n’avait aucune idée de l’endroit où il était. Ca devenait une habitude de se réveiller dans des endroits inconnus, et c’était une sensation de plus en plus pénible. Il se souvenait avoir furtivement vu toute une armée de policiers et d’agents du FBI en quittant l’entrepôt. Mais cette fois, il était bel et bien seul. Au premier abord, il se sentait trop fatigué pour réfléchir à un plan d’évasion, mais réflexion faite, il se dit qu’il devait utiliser toutes les occasions qui se présentaient à lui pour s’échapper. Il se redressa péniblement et observa son environnement. Il se trouvait dans un lieu confiné, sans ouverture, et se sentait ballotté, si bien qu’au début il crût que c’était à cause de son mal de tête, mais très vite, il réalisa qu’il était en fait à l’arrière d’un fourgon. Ses idées étaient confuses, mais il voulait sortir de là. C’était une question de survie, il le savait. Il glissa jusqu’à la hauteur des portes arrières, malgré ses mains attachées dans son dos et commença à frapper dessus avec ses pieds de toute ses forces. Chaque coup qu’il assenait se résonnait dans sa tête et augmentait sa nausée. Mais il continua jusqu’à ce que les portes finissent par céder quelques minutes plus tard, et profitant d’un léger ralentissement de l’allure de la camionnette, il sauta hors de celle-ci. Très vite, il se retrouva en train de rouler sur la route, et perdit conscience sans avoir le temps d’aller se cacher même grossièrement dans le fossé. Mac et Horatio suivaient toujours de loin le van utilisé par Javier et son complice. De temps en temps ils le perdaient de vue, le temps d’un virage ou d’un carrefour à traverser, mais ils ne pouvaient se rapprocher plus près sans risquer d’être démasqués. Alors qu’ils avaient quitter la ville depuis quelques minutes, le van disparut derrière des arbres à cause d’un virage, et lorsque les deux inspecteurs sortirent à leur tour du virage, Mac eut à peine le temps de freiner en faisant crisser ses pneus pour éviter le corps qui roulait encore sur le bitume devant eux. Par chance, la route était déserte et l’inspecteur put arrêter sa voiture sans craindre un carambolage. Horatio sortit le premier de la voiture et se précipita vers le corps gisant. Il le retourna précautionneusement et eut la confirmation de ce qu’il espérait et craignait en même temps. « Appelez une ambulance ! » cria t-il à son collègue qui sortait son téléphone de sa poche. Horatio voulut détacher les mains du jeune homme, mais il n’avait rien sur lui pour couper ses liens. Il prit son pouls pour s’assurer qu’il était bien vivant. Le pouls était plutôt faible et irrégulier, mais il était là. Mac le rejoignit rapidement, et s’agenouilla à leur coté, sortant un petit canif de sa poche. Il coupa les cordes qui liaient ses poignets et Horatio retourna ensuite doucement le corps de Danny pour apprécier la gravité de ses blessures. « Agent Taylor, appela t-il doucement, tenez bon ! Ouvrez les yeux si vous m’entendez ! » Alors que Mac surveillait toujours le rythme du pouls du jeune agent en lui tenant le poignet, celui-ci tenta d’ouvrir les yeux. Il sentait une pression sur son avant-bras et croyant qu’il était encore aux mains de Javier, il tenta en vain de se dégager faiblement de cette emprise. Il rassembla toutes les forces qui lui restaient et ouvrit ses yeux. Mais, trop désorienté, il ne reconnut pas Horatio et tenta de rejeter les deux officiers de polices. Mais ceux-ci lui attrapèrent les mains fermement et tentèrent de le calmer. « Calmez-vous ! Nous ne vous voulons aucun mal ! Ca va aller maintenant, une ambulance est en chemin. » L’image d’Horatio lui revint subitement en mémoire, mais de nouveau les ténèbres s’emparèrent de lui, et son corps trop fatigué ne put leur résister. « Non, non, restez éveillé. Vous m’entendez -Trop… trop fatigué… -Je sais, mais il faut rester éveillé encore un peu. L’ambulance sera bientôt là…. Agent Taylor ?… Agent Taylor ? Chapitre 16 : Réveil agité. Jack monta en catastrophe dans sa voiture après avoir reçu le coup de téléphone de Mac Tailor. Il se rendit à l’hôpital qu’il lui avait indiqué si rapidement que ce fut presque un miracle s’il ne créât pas d’accident. Il parcourut les couloirs de l’hôpital en courant à la recherche d’une tête connue. Enfin, il tomba sur l’inspecteur Tailor qui patientait dans un couloir. « Comment va t-il ? -Ca va aller, le médecin dit qu’il va s’en sortir. Il a un traumatisme crânien, quelques côtes fêlées et un bon nombre de contusions, mais malgré tout, il a eu beaucoup de chance. Il s’en remettra vite. Il faut juste qu’il se repose. L’inspecteur Caine est déjà avec lui, répondit-il en désignant la porte d’une chambre devant eux. -Je vous remercie. » Jack respira, soulagé et entra dans la chambre. Il y trouva un homme calmement posé debout devant le lit dans lequel était étendu Danny. Il s’approcha silencieusement de lui. « Inspecteur Caine ? -C’est ça. -Je suis Jack Malone. » Horatio fronça les sourcils, il n’avait encore jamais entendu ce nom auparavant. « Je connais Danny depuis longtemps, l’informa-t-il, nous travaillions ensemble auparavant. -Le service des personnes disparues ? -Oui, mais… -Il m’en a parlé. » Jack reporta son attention sur Danny, toujours inconscient. « Que s’est-il passé ? demanda l’inspecteur. -Nous ne savons pas exactement. Nous supposons qu’il y a une taupe au sein même du FBI qui a dû dire aux hommes de Javier que Follen était après eux. L’inspection interne est en train de rechercher cette taupe. » Sam pianotait sur le clavier de son ordinateur, personne ne l’avait mis au courant de tout ce qui s’était passé. Vivian venait de recevoir un coup de téléphone de Jack qui lui en informait, et elle voulait mettre sa collègue au courant. « Sam ? -Vivian ? Qu’est-ce que tu fais ici ? -Il faut que je te dise quelque chose. Viens, suis-moi ! » Vivian entraîna son amie dans un endroit plus calme, à l’abris des indiscrets. « Jack vient de me téléphoner depuis l’hôpital. » Quelques timides rayons de soleil parvenaient à percer les nuages et éclairaient la petite chambre d’hôpital où reposait Danny. Assoupie sur une chaise près de son lit, Vivian se réveilla lentement et s’étira. Elle regarda sa montre et s’aperçut qu’elle était là depuis deux heures déjà, et Danny ne s’était toujours pas manifesté. Elle se leva et fit quelques pas jusqu’à la fenêtre pour observer le jardin de l’hôpital où se promenaient beaucoup de convalescents avec des proches, profitant d’une petite apparition du soleil. La porte de la chambre s’ouvrit doucement et Vivian sourit légèrement en reconnaissant la silhouette de Jack. « Du nouveau ? -Non, il ne s’est toujours pas réveillé. -Ne t’inquiète pas, ça va aller. C’est Danny…Mmm je sais que ce n’est pas vraiment le moment, mais le service des personnes disparues est officiellement réouvert. -Les autres sont au courant ? -Je l’ai dit à Martin tout à l’heure, il s’est chargé d’en parler à Sam. » Leur regard fut attiré par un léger mouvement sur le lit de Danny. Se tournant, ils s’aperçurent alors que le jeune agent ouvrait lentement les yeux, d’abord ébloui par la lumière blanche des murs de la chambre accentuée par le soleil. Il ne savait pas où il était et ses yeux mettant du temps à s’habituer, il resta aveugle quelques secondes. Anxieux, il tenta de se relever pour remettre de l’ordre dans ses idées. Mais une main ferme le retînt. « Du calme, Danny… Tout va bien, c’est fini. -Jack ? -Oui c’est moi. » Enfin, la vue reparût petit à petit, et il distingua la silhouette de son ancien patron, et derrière lui se tenait aussi Vivian, l’air inquiete. Soulagé, le jeune agent se rallongea tranquillement. « Que s’est-il passé ? -Je ne connais pas tous les détails, mais après que le corps de Follen ait été retrouvé, un inspecteur de la police scientifique a commencé son enquête et heureusement il a trouvé où le gang se cachait. Quand ils vous vont retrouvé, Javier t’as pris en otage. Deux inspecteurs l’ont pris discrètement en filature, espérant pouvoir le coincer et ils t’ont retrouvé sur le bord de la route. » Les évènements qu’il venait de vivre commençaient à lui revenir douloureusement en mémoire. « Comment va l’inspecteur de Miami ? -Il va très bien. Javier n’a pas eu le temps de s’en prendre à lui. -Et Javier ? -La police l’a arrêté alors qu’il tentais de sortir du pays. » Une infirmière entra dans la chambre et demanda aux deux agents de laisser le patient se reposer. Ils acceptèrent docilement et s’en allèrent. _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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 | Sujet: Re: La spirale infernale -Complète Dim 4 Juin - 10:42 | |
| Chapitre 17 :Après plusieurs heures d’un sommeil largement mérité, Horatio Caine décida d’aller voir l’inspecteur Tailor à son bureau. « Bien reposé ? -Oui, merci. -J’ai reçu un coup de fil de l’agent Malone tout à l’heure. L’agent Taylor s’est réveillé ce matin. -Comment va t-il ? -Apparemment beaucoup mieux. Ca a l’air d’être un dur à cuire, d’après ce que j’ai compris. -…et un têtu. -Quand comptez-vous repartir ? -Bientôt, mais je vais d’abord faire un saut à l’hôpital. » Le jeune homme semblait dormir paisiblement . Alors, il entra silencieusement dans la chambre, prenant soin de ne pas le réveiller. Il s’avança vers la fenêtre, le soleil avait totalement disparu et la pluie tombait abondamment. Il prit un siège et s’assit pour attendre. Au bout d’une heure, il commençait à somnoler mais il sortit de sa rêverie quand le jeune agent se réveilla en sursaut. Il se leva et aperçut son regard perdu et désespéré. « Un cauchemar ? » Danny acquiesça en silence et commença à se détendre en reprenant son souffle. Il était habitué aux cauchemars depuis son enfance, mais comme à chaque fois, il se sentit stupide en revenant à lui. Horatio le dévisagea quelques secondes, étonné de voir s’installer un tel regard résigné. « Vous allez bien ? -Ca va, juste un mauvais rêve. -Je tenais à venir vous voir avant de retourner à Miami. -Quand partez-vous ? -Le plus tôt possible, je ne supporte pas toute cette pluie », dit-il en souriant. Heureux à l’idée de retrouver son ami en bonne santé, Martin marcha jusqu’à la porte de la chambre de Danny. Celle-ci était entrouverte et grâce à la petite ouverture, il pouvait entendre la conversation qui se tenait à l’intérieur. Il ne voulait pas écouter mais sa curiosité fut exaltée lorsqu’il entendit quelqu’un demander à Danny ce qu’il comptait faire maintenant. « Je suppose que je vais prendre quelques jours de congé et je vais reprendre mon boulot. -Aux infiltrations ? Je pensais qu’après ça vous changeriez de service. -Comme je vous l’ai dit quand nous nous sommes rencontrés, je pense qu’il est préférable que je travaille seul. -Pourquoi ? J’avais cru comprendre que… -Laissez tomber, d’accord ! Je suis incapable de protéger mes collègues, alors quitte à risquer ma vie pour ce boulot et à rester utile, autant ne pas mettre en danger mon entourage. » Heurté par ce qu’il venait d’entendre, Martin recula dans le couloir. Il fallait qu’il réfléchisse. Jamais il n’avait entendu Danny parler ainsi même lorsqu’il était arrivé dans l’équipe et que tous les deux ne s’entendaient pas beaucoup. Il était déconcerté. Son ami était prêt à reprendre son travail aux infiltrations, mais était-il seulement au courant que leur service était réouvert ? Il fallait qu’il parle avec les autres, leur dire ce qu’il venait d’entendre. Il s’éloigna encore un peu et sortit son portable. Il composa le numéros de Jack et lui demanda s’il avait prévenu Danny que leur service rouvrait. « Non, je n’ai pas encore eu le temps, pourquoi ? -Je pense qu’il faudrait le mettre au courant. -Fais-le si tu veux. Quel est le problème exactement ? -Je t’expliquerai. » A l’autre bout du couloir, Horatio marchait les mains dans les poches vers la sortie. Martin se décida alors à entrer à son tour dans la chambre où il trouva son collègue perdu dans ses pensées. « Hé ! Je ne te dérange pas ? -Bien sûr que non, entre ! -Comment te sens-tu ? -Mieux, merci. -Tu nous a fait peur, tu sais, je te le dis, même si je sais que je ne suis pas franchement le mieux placé pour dire ça. -Martin… -Non, laisse-moi finir. J’aimerais comprendre pourquoi… pourquoi tu t’es fourré la-dedans ?… Je veux dire, c’est pas comme si tu étais un nouveau venu au bureau et que tu ne connaissais personne. Ce que tu as fait s’appelle ni plus ni moins une fuite, alors que rien de ce qui est arrivé n’est de ta faute. Crois moi ! Tu sais que j’ai raison. -Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça ? -Parce que j’ai entendu ce que tu viens de dire à l’homme qui était là juste avant et parce que je te considère comme un ami… Bon sang, Danny ! Tu as failli te faire tuer ! Ne retourne pas là-bas, s’il te plait. -Et qu’est-ce que je vais faire ? Je ne suis doué que pour ça ! -Il y a ton ancien boulot avec nous. Jack n’a pas eu le temps de te l’annoncer, alors je vais le faire. Le service des personnes disparues va officiellement rouvrir ses portes, alors… -Il faut que je réfléchisse. -Ma parole ! Tu es encore plus buté que ce que je croyais ! -Martin… -Mais qu’est-ce qu’il te faut ? Qu’on se mette à genoux. Tu aimes te faire attendre, c’est ça ? -Je ne vous demande rien… Je suis peut être égoïste, mais tout ce que je demande c’est d’être utile sans être dangereux pour mon entourage ! -Tu te fais des idées ! -Ah oui ! Tu crois ? -J’en suis sûr. -Excuse-moi, mais tu ne sais rien, tu n’as pas toujours été là ! » Martin se demanda soudain de quoi son ami parlait. Il avait du mal à se contenir, il mourrait d’envie de le prendre par les épaules et de le secouer dans tous les sens pour le réveiller. Il savait que Danny pouvait parfois être une sacrée tête de mule et il commençait à manquer d’arguments et de patience. « Mais de quoi tu parles ? Je ne te suis plus ! -Laisse tomber ! » Le portable de Martin sonna et il fut obligé de répondre. « Fitzgerald… Oui… Très bien, j’arrive. Bon je dois y aller, c’est le boulot. -Ne te fais pas attendre, vas-y ! -D’accord, mais promets-moi de bien réfléchir. On a besoin de toi dans l’équipe. » Le jeune homme acquiesça même s’il avait déjà pratiquement pris sa décision. Chapitre 18 : Nombreuses et douloureuses hésitations.Il sortit du bureau de Van Doran satisfait sans pouvoir laisser échapper un petit sourire. Dés la semaine suivante, il pourrait reprendre son ancien poste et diriger son équipe au complet. Du moins, on le lui avait permis, mais Martin ne lui avait pas encore rapporté sa conversation avec Danny. Apercevant son jeune collègue à son bureau, il décida de le mettre immédiatement au courant. Son air sombre et contrarié l’inquiéta. « Martin ? Ca va ? Tu as l’air… -Demande à Danny ! -Danny ? Qu’est-ce qu’il se passe ? -C’est une tête de mule ! -Ce n’est pas une nouveauté… -Monsieur hésite à réintégrer l’équipe. -Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? -Tu n’as qu’à aller lui poser la question ! Moi, je jette l’éponge, je suis sûr qu’il ne m’a même pas écouté. -Laisse lui du temps ! -Du temps ! Jack ! Tu sais aussi bien que moi que le temps tout seul n’y fera rien. -Quoiqu’il en soit, tu peux reprendre ton ancien poste dés la semaine prochaine. » Profitant d’une accalmie au bureau le lendemain matin, Jack décida dans l’après midi d’aller voir Danny à l’hôpital. Alors qu’il entrait dans la chambre, il le surprit en train de boutonner sa chemise, debout près de son lit. « Qu’est-ce que tu fais ? -Je finis de m’habiller… Ne me regarde pas comme ça, le médecin est au courant. -Si tu le dis. Mais tu aurais pu nous mettre au courant. -Je comptais te téléphoner de chez moi. -… Quelqu’un te ramène ? -Je vais appeler un taxi. -C’est bon, je te conduis chez toi. » L’agent remarqua la petite grimace de douleur que laissa échapper son collègue en entrant dans la voiture, mais garda le silence à ce sujet. « Martin m’a raconté la petite conversation que vous avez eu tous les deux hier… En fait il ne m’a pas tout dis, mais c’était suffisant. » Danny détourna la tête et fixa la rue. Il redoutait ce moment. « Il s’inquiète beaucoup pour toi, comme nous tous, comme ton frère aussi… -Rafie ? Qu’est-ce qu’il vient faire la-dedans ? -Il est venu me voir après ta petite visite surprise au garage. -Qu’est ce qu’il voulait ? -Il t’a trouvé étrange et il a voulu venir te voir au bureau pour dissiper ses inquiétudes, et comme il ne t’a pas trouvé, il est venu me parler. -J’irai le voir. » Jack gara sa voiture devant l’immeuble de son collègue et l’accompagna jusque dans son appartement. « Danny, il faut qu’on parle. » Le jeune homme garda le silence et retira lentement sa veste pour éviter de réveiller ses douleurs. « Tu as réfléchi à ce que tu allais faire ? -Me reposer et retourner au boulot. -Quel boulot ? -Je ne sais pas encore. -Je suis désolé. -Je te demande pardon ? -Tu m’as bien entendu, je suis désolé. Je n’ai pas été là après l’embuscade alors que tu n’allais pas bien. -Non, non, tu n’as rien à te reprocher, Jack ! -Tu as vu ton collègue se faire tirer dessus, juste à coté de toi, et je n’ai même pas cherché à savoir si tu allais bien. -Jack… -C’est normal que tu en sois venu à te culpabiliser, je n’ai rien fait pour que ça se passe autrement. » Le jeune homme serra les poings si fort qu’ils en devinrent blancs. Jusqu’à présent il avait réussi à se contenir, mais il sentait que si Jack continuait, il allait finir par craquer et son ancien patron verrait alors combien il était faible. Il verrait ce qu’il était réellement. « Jack ! Ce n’est pas ta faute ! C’est moi, je… Je suis dangereux. -Pourquoi ? -Tu sais très bien pourquoi. -Non, explique-moi ! -Je suis dangereux, « c’est tout » ! -Comment ça c’est tout !? -Martin s’est fait tirer dessus, et j’ai été incapable de le couvrir, … et… -Et quoi ? -J’ai… j’ai tué mes parents. -Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Je croyais qu’ils étaient morts dans un accident de voiture il y a des années !? -On était en voiture, c’est vrai. Mon père criait après ma mère… comme souvent… et j’en ai eu assez alors je lui ai crié dessus à mon tour pour qu’il la laisse tranquille. Mon père me haïssait, il s’est retourné vers moi et a voulu me gifler pour me punir et il a perdu le contrôle de la voiture. Ils sont morts sur le coup. -Danny ! C’était un accident ! Tu n’étais qu’un enfant ! -Tu ne comprends pas, je suis dangereux pour mon entourage. -Arrête de te torturer, ça n’est pas ta faute. » Jack se rapprocha de son collègue et posa une main amicale sur son épaule pour le réconforter. Danny était en train de craquer. Jamais son collègue ne s’était ainsi confié, mais Jack découvrait un jeune homme torturé par son passé derrière le masque du jeune homme souriant et enthousiaste qu’il avait rencontré plusieurs années plus tôt. « Danny, regarde-moi ! Rien de tout ceci n’est de ta faute. C’est triste à dire, mais c’est la vie. Certaines personnes ne sont pas épargnées par la vie, c’est comme ça. Tu n’as rien à te reprocher. Tu es un agent très efficace, un collègue très attentionné et un ami remarquable. Tu ne mérites pas tout ce que tu t’imposes. -Jack… Je suis désolé… J’ai, j’ai fait le con. -Ne t’excuses pas. -Je ne sais pas quoi faire… -Il faut que tu fasses la paix avec toi-même. » Jack le regarda, attristé. Comment un homme comme Danny avait-il pu vivre pendant vingt ans avec le poids d’une telle culpabilité sur les épaules ? _________________ "Qui m'aidera? Nul ne peut venir jusqu'ici. Qui me tiendrait les mains ne tiendrait pas celles qui tremblent, qui mettrait un écran devant mes yeux ne me garderait pas de voir, [...] " Jaccottet
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